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Cet hiver particulièrement rigoureux n'a pas épargné l'Aubrac. C'est à cette saison et quand la couche de neige est importante que je prends le plus de plaisir à photographier cette superbe région.
Très souvent, la tourmente (le vent) souffle si fort qu'il arrive que moins de 3 minutes après le passage du chasse-neige, la route ait à nouveau disparu. Autre gros inconvénient de ce vent, il emporte toute la neige qui s'est déposée sur les arbres.
Mais par chance, comme ce 4 février, quand il n'y a pas le moindre souffle d'Ecir (le nom de ce vent qui balaye l'Aubrac), et qu'une bonne couche de poudreuse fraîche scintille aux premiers rayons du soleil, que pas une herbe ne dépasse, et que les bosquets de hêtres torsadés s'isolent dans ces grands espaces ponctués de burons, c'est un véritable moment de magie où l'on se sent envahi par la force d'une beauté simplement pure.
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